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J'veux du soleil

Journal Entry: Fri Feb 20, 2009, 8:27 AM
  • Mood: Passionate
Le soleil traverse la fenêtre de la chambre, il tape contre ma peau étonnamment nue pour un jour d'hiver, il me réchauffe, tant le corps que le coeur, et me rappelle que dans les jours à venir il sera près de moi. Je pense à ces moments là, quand nous pourrons quitter nos manteaux, partir le matin avec une petite laine sur le dos, sans frissonner. Je me rappelle du temps où ma saison préférée était l'automne, parce que ma mélancolie me crevait le cœur et en faisait sortir de la bile noire. J'étais alors à l'aise dans le temps marron gris des feuilles qui tombent, le vent et la froideur du ciel, les tons orangés des arbres et de la vie. A quel point les goûts changent en même temps que l'humeur ! Aujourd'hui, je rêve de printemps et d'été, de soleil, de chaleur, de petites robes et de talons aiguilles, de sourires aguicheurs pour celui que j'aime, de visage aux yeux fermés pour sentir le soleil sur le bout de son nez. Est-ce un reflet de ce que je suis aujourd'hui ?

Le temps continue à filer sous nos yeux, je me sens vieille tout à coup, mais pas vieille dans le sens où je le serais vraiment sur le papier, juste vieille par rapport à ce que j'étais il y a quelques années. J'ai changé, je le sais, je le sens, je le vois.. La tristesse d'un temps, mélancolie d'automne, puis le bouleversement amoureux, couleur d'hiver, font place au doux bonheur, chaleur d'été. Pourtant, là, tout bas, au creux de mon coeur, la peur sévit toujours, de temps à autre. Elle est sourde, perce parfois mon coeur dans des moments d'oubli de soi, où malgré tous mes repères je ne vois plus rien, ne sais plus rien, ni où aller, ni où regarder, ni comment vivre ou comment ressentir les choses. Cette peur souvent soudaine qui me fait suffoquer m'énerve, mais je n'ai pas la force de la contrôler. Nam voit mes yeux pleins de panique, dans ces moments-là, et se demande ce qu'il doit faire ou croire.. Je m'en veux de lui infliger cela, car il n'y est pour rien, tant il fait mon bonheur, lui. Je ne veux pas l'effrayer, ni lui donner l'impression de n'être pas heureuse alors que ma vie entière n'est que chance et succès.

Et puisque nous parlons de lui, je dois dire que le temps passe étrangement vite à ses côtés. J'ai l'impression de l'avoir rencontré hier, or d'ici quatre mois cela fera deux ans que nous nous promettons l'un à l'autre. Deux ans ! C'est tant de temps, dans une vie, et tellement rien à la fois. Mais je n'avais jamais passé autant de secondes, de minutes, d'heures, de jours et de semaines avec quelqu'un de si cher.. et c'est drôle de s'arrêter, de regarder derrière, et de se dire que deux ans sont déjà presque passés depuis le jour où il s'est installé dans mon coeur à la place de celui qui me faisait souffrir. J'ai tellement l'impression que c'était hier !
Pourtant, le temps passe et passe encore, mais moi je l'aime, toujours autant.Je pourrais vous décrire tout ce qu'être avec lui signifie, représente, vous dire ce qu'est la vie à ses côtés, mais ce serait trop long, trop barbant pour vous, bien que cela soit tout à fait délicieux et passionnant pour moi.




Une mine de stylo plantée sur ma peau

Journal Entry: Thu Aug 7, 2008, 8:07 AM
  • Mood: Passionate
  • Listening to: Renan Luce - Je suis une feuille
J'aurais pu être pressée sur le coeur d'une enfant
Ecoutant dans mes lignes la voix de son amant
Ou être le pliage d'un gamin de huit ans
Et voler dans les airs sous les rires des enfants
Ou être dans les pages d'un livre d'histoire
Qui dit que le chemin est encore tellement long


Quels pourraient être mes mots pour dire aujourd’hui ce que je suis, ce que je vis, comment j’avance, comment le monde tourne malgré tout. Qu’écrire si ce n’est que tout va toujours bien, que le temps passe et que je me rapproche de mon envol final ? Je me demande bien ce qu’il adviendra de ma tranquille vie dans quelques semaines, quelques mois, quelques années aussi. Je n’ai pas grand-chose à dire, au fond, Nam est toujours là, il ne se lasse pas, et je reste là à le regarder amoureusement, dévorant sa personne d’un regard amoureux, j’attends toujours un peu de lui qu’il me prenne dans ses bras et qu’il me dise tout bas qu’il sera toujours là. J’ai toujours envie de grandir parfois, mais souvent j’en ai peur aussi, c’est tellement de choses, tellement de pas, tout à construire, tout à franchir, et il en faut, du courage, pour tout ça. J’en manque un peu, des fois, mais Nam m’attrape par les hanches et enfouie mon visage contre sa peau pour que j’oublie un peu la lâcheté qui accompagne l’inconnu.

J’aurais voulu avoir l’œil d’un grand photographe, la plume d’un grand écrivain, l’imagination d’un enfant, l’instinct d’un musicien. Quand j’écoute cette chanson je sens au fond de moi que quelque chose m’appelle ; c’est comme si l’art lui-même me criait « Trouve moi ». J’aurais voulu être créative, créatrice, sensible à ces choses-là.




En noir et blanc

Journal Entry: Tue Jun 17, 2008, 10:11 AM
  • Mood: Passionate
  • Listening to: Nada Surf - Blonde on blonde
  • Watching: You
  • Drinking: Coke
Voilà.. Depuis quelques jours maintenant, je sais sous quel profil va filer mon futur. Nouvelle hypokhâgneuse, je vais devenir toulousaine, et je me vois déjà déambuler dans les petites rues de la ville qu'on dit rose.. Je ne cesse de me remémorer cet instant si court et si magique, quand j'ai lu de mes yeux que mon dossier avait été accepté. Tout est alors allé plus vite dans mon coeur et ma tête : ça y était, c'était vrai, là, sous mes yeux ; j'allais te rejoindre, pour de bon. Les larmes qui ont été les miennes quand je lui ai passé un coup de fil pour lui annoncer la nouvelle n'étaient que joie, soulagement, fierté aussi, évidemment. Sa voix euphorique trahissait son émotion, j'étais là à me dire que nos rêves devenaient réalité, l'angoisse s'en est allée aussi vite qu'un corbeau qui prendrait son envol.. A moi les lettres supérieures, me disais-je ! Et maintenant à nous les projets concrets, tel que celui de la recherche de l'appartement. Je m'y vois déjà : mon petit chez-moi, exigu sans doute, mais confortablement aménagé pour que nous nous y sentions bien. Ma petite cuisine, où je ne ferai sans doute que des pâtes ou du riz. Mon lit, avec au dessus quelques photos de nous et quelques cartes-citations d'Oscar Wilde. Quelques bouquins et feuilles étalées sur la table ; je frétille de gourmandise et d'impatience à l'idée d'étudier des choses plus intéressantes. Romain viendra dormir de temps en temps, je me blottirai dans le creux de ses bras le soir dans notre lit, sous la couette aux couleurs de l'Afrique. Nous irons boire un verre, ici ou là ; il me racontera son droit et son économie, et je lui ferai part de ma philosophie et de mon histoire. J'aime Toulouse, c'est une jolie ville..

Je me sens bien, pressée, peu de jours m'éloignent de nos retrouvailles imminentes. Alors je compte les jours, impatiemment, et j'attends mon moment. Le moment où je me sentirai enfin libre, enfin vivre. Et ce même si je sais que tout est à refaire, tout à recommencer. Tout est à construire, et je rencontrerai sans doute quelques difficultés. Mais peu importe, pour l'instant. L'avenir est à nous, et j'y crois !


Je me sens tellement bien.




Anywhere else







I'll be waiting

Journal Entry: Sun Mar 30, 2008, 9:59 AM
  • Mood: Passionate
  • Listening to: Nada Surf - Blonde on blonde
  • Watching: You
  • Drinking: Coke
Mais est-ce que c'est possible d'aimer autant ?
De ne plus savoir où donner de la tête tant il est difficile de poser des mots sur les ressentis ?
D'avoir le tournis à force d'adrénaline ?

Sans doute, oui. Après tout je ne sais même pas décrire ce que je n'avais jamais décrit auparavant. C'est comme un élan de bonheur qui vous soulève la poitrine, remonte très vite au fond de la gorge, et sort par la bouche et par les pores à coups de 'Je t'aime'. On crèverait pour ce genre de sensations, et moi je ne jure que par cette oxygène à la puissance enivrante. Le regarder dans le fond de ses yeux vous donne envie de l'embrasser tendrement, sentir sa main au creux de la vôtre vous donne envie de courir vite, très vite avec lui pour ne vous arrêter, essouflés, qu'au milieu de nulle part. C'est plus fort que de la musique qui envahirait vos tympans, c'est plus intense qu'une drogue que vous inhaleriez, c'est plus puissant que tous les mots que vous pourriez dévorer dans un livre passionant. On se prend à rêver, tout le temps, à ne plus toucher sol, à cracher des fleurs malgré nous. A vouloir, vouloir, vouloir toujours plus.

{Il n'y a qu'à penser à une étreinte passionnée ; ton souffle se mêle au rythme de nos corps, mes doigts s'enfoncent dans la peau de ton dos, les tiens effleurent mes cuisses, l'on dit l'amour avec nos sens, l'on dit la vie avec les yeux.}

Et l'on se croit invincibles grâce à cette force qui nous emporte toujours plus loin, intouchables derrière notre bulle sentimentale qui ne pourra crever.

Je suis frustrée, frustrée de ne pas réussir à mettre les mots sur l'ivresse de mon coeur et de mon esprit.

Mais dans tous les cas, il me tarde que tu me reviennes. (plus que 11 jours)


~

:iconk4rver:

:heart:





A toi

Journal Entry: Sat Feb 9, 2008, 9:41 AM
  • Mood: Longing
  • Listening to: Zazie - Sur toi
  • Drinking: Coke
Que pourrais-je écrire puisque tout va bien ? Ce n'est pas les quelques tempêtes que j'ai pu rencontrer ces derniers jours qui vont me faire tomber. Je me sens vivre, je me sens vraie, j'ai même retrouvée l'inspiration pour quelques photos. Je retrouve mon homme samedi prochain, seule une semaine m'éloigne désormais de lui. Dehors il fait beau, hier je me suis balladée en ville, et, profitant de l'air frais et des quelques rayons, je me suis dis que ça allait. Oui, ça va. Le stress des examens retombé, je peux enfin souffler, me dire que bientôt je me retrouverai dans les bras de Celui.
Alors évidemment je n'écris plus beaucoup. Mais pourquoi écrirais-je ? Je pourrais écrire mon bonheur, lancer ci et là les notes d'une musique heureuse.. Mais paradoxalement, il est plus difficile de mettre les mots sur ce qui va bien. J'aime pourtant à écrire avec les jolis mots qu'il n'existe aucun combat en moi,que le soleil réchauffe mon visage et que les mains de Romain serrent fort fort fort les miennes.. J'aime dire à quel point je me sens vivre d'être si amoureuse ; j'aime faire état de mon bien-être, dire que les quelques larmes qui coulent sur mes joues parfois sont des larmes qui sèchent vraiment vite. J'aime. J'aime, et c'est tout. J'ai envie de crier parfois, mais parce que tout en moi se chamboule de trop d'intensité : j'ai envie de crier mon amour, parce que le sang qui coule dans mes veines me brûle le coeur tant cette forte sensation m'était inconnue jusque-là.

Alors oui, je n'écris pas, ou même presque plus, mais c'est parce qu'au fond, tout va bien.


~

:iconk4rver:

:heart:





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